Comment trouver tes premiers clients
quand tu te lances à ton compte ?
Malt, Upwork, LinkedIn, réactivité… La méthode concrète que j’ai suivie pour décrocher 50 000 $ dès ma première année, sans réseau, sans réputation, en partant de zéro.
J’ai quitté un poste de cadre dans un établissement financier en 2022. Un CDI sécurisé, bien rémunéré, rien ne me prédestinait à tout lâcher. Mes parents sont tous les deux à leur compte mais ça n’avait jamais été un plan de vie pour moi.
Ma première structure (une SASU) était, avec le recul, surtout une façon de fuir un travail qui ne me convenait plus. Ce n’est qu’en prenant du recul que j’ai vraiment construit quelque chose de solide. Et la première question que je me suis posée, c’est : comment je vais trouver des clients ?
Voici exactement ce que j’ai fait. Sans langue de bois.
1. La question à se poser avant tout
Avant de chercher des clients, il y a une étape que beaucoup de freelances sautent, ce qui explique pourquoi ils galèrent. Après ma première tentative, je me suis posée trois questions simples :
- Qu’est-ce que je sais faire ?
- Qu’est-ce que j’aime faire ?
- Comment est-ce que je peux le monétiser ?
Ce croisement entre compétences, passion et marché, c’est la base de tout. Sans ça, tu risques de créer un profil trop générique et les clients généralistes, ça ne court pas les rues. La spécialisation, c’est ta meilleure arme.
« Le plus dur, ce n’est pas de trouver des clients. C’est de savoir exactement ce qu’on propose avant d’en chercher. »
2. Les 3 étapes que j’ai suivies
Créer des profils ultra-spécialisés
J’ai créé des profils sur Malt, Upwork et LinkedIn. Mais pas des profils génériques : des profils taillés pour mon client idéal.
La règle d’or : mets-toi dans les chaussures de ton client. Que souhaiterait-il lire sur ton profil ? Qu’est-ce qui lui donnerait envie de te contacter plutôt qu’une autre ?
- Ce que tu proposes (précis, pas vague)
- Pour qui tu travailles : secteur, type d’entreprise, problème que tu résous
- Ce que tu as déjà accompli (même de petites choses comptent au début)
Choisir ton canal principal
Tu n’as pas besoin d’être partout en même temps. Teste les trois plateformes, observe laquelle répond le mieux, et concentre ton énergie dessus.
Pour moi, c’est Upwork qui a tout changé : dès ma première année, j’ai réalisé 50 000 $ via cette plateforme. Le site fonctionne en dollars, ce qui est à la fois une opportunité (les budgets étrangers sont souvent plus élevés dans mon domaine) et une contrainte à anticiper.
- Upwork prélève une commission sur tes revenus : intègre-la dans le tarif que tu affiches dès le départ.
- Le taux de change dollar / euro fluctue : une mission à 1 000 $ ne vaudra pas toujours 1 000 €. Prends cette marge en compte dans ta tarification.
- Sur Upwork, c’est toi qui postules aux offres mais ton profil reste visible des recruteurs. Soigne-le autant que tes candidatures.
- L’anglais est la langue maîtresse du site. Et dans mon domaine, j’ai constaté que les budgets côté clients étrangers étaient souvent bien plus élevés.
Être réactive, vraiment
Les clients qui cherchent un freelance cherchent de la réactivité. Pas besoin d’être disponible 24h/24, mais si tu reçois un message, réponds dans les heures qui suivent.
Cette habitude m’a fait décrocher des missions devant des candidats plus expérimentés. La réactivité, ça rassure. Et ça montre que tu es professionnelle et que tu respectes le temps des autres.
3. Comment rédiger une candidature qui convertit
Sur Upwork, la qualité de ta proposition fait toute la différence. Voici ma règle :
- 15 lignes maximum. Le client reçoit des dizaines de candidatures. Sois percutante, pas bavarde.
- Personnalise systématiquement. Montre que tu as lu l’annonce. Réponds à ce que la personne cherche vraiment.
- Structure ta réponse : compétences clés → pourquoi toi → disponibilités et tarifs.
- L’anglais est indispensable. C’est la langue de la plateforme et des clients internationaux, et c’est là que les budgets sont les plus intéressants.
4. Et si c’était à refaire ?
Je referais exactement pareil. Sans hésitation.
Aujourd’hui, je travaille encore sur Upwork mais très peu, la majorité de mes clients sont des clients en direct, acquis au fil du temps. Les plateformes sont un tremplin, pas une fin en soi.
Ce que je sais avec certitude : le plus difficile, c’est de se lancer. Pas de trouver des clients. Pas de gérer son planning. Pas de facturer. Se lancer. Et là, je te dis avec toute la bienveillance que j’ai : tu n’as rien à perdre. Vraiment.
Récap : 3 actions à faire cette semaine
- Réponds aux 3 questions fondatrices : ce que tu sais faire, ce que tu aimes, comment le monétiser.
- Crée ou mets à jour tes profils sur Malt, Upwork et LinkedIn avec une vraie proposition spécialisée.
- Postule à 3 missions cette semaine avec des candidatures personnalisées de 15 lignes max.
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